Papier du lundi
mai 25, 2026
L’interlocuteur obligé de Poutine n’est plus l’Amérique mais l’Europe
C’est tout à fait publiquement que le Kremlin se dit désormais prêt à des conversations avec l’Europe car Donald Trump n’est plus en position d’imposer une reddition à Kiev alors que l’Union vient, elle, de débloquer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.
C’est tout à fait publiquement que le Kremlin se dit désormais prêt à des conversations avec l’Europe car Donald Trump n’est plus en position d’imposer une reddition à Kiev alors que l’Union vient, elle, de débloquer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.
Papier du lundi
mai 19, 2026
Quatre puissances pour un seul siècle
Au sortir de la Première guerre mondiale, on savait que les Etats-Unis domineraient le XX° siècle car ils venaient d’affirmer leur prééminence sur les deux superpuissances de l’époque, la France et la Grande-Bretagne. C’était clair, indiscutable et indiscuté, mais aujourd’hui ?
Au sortir de la Première guerre mondiale, on savait que les Etats-Unis domineraient le XX° siècle car ils venaient d’affirmer leur prééminence sur les deux superpuissances de l’époque, la France et la Grande-Bretagne. C’était clair, indiscutable et indiscuté, mais aujourd’hui ?
Papier du lundi
avril 13, 2026
La défaite hongroise de Donald Trump
Tribune publiée dans Libération le 13 avril 2026. Le soulagement est immense mais tout reste à faire. Cette défaite de Viktor Orban a tout pour réjouir puisque la Hongrie peut aujourd’hui sortir d’une semi-dictature aussi admirée par Vladimir Poutine qu’applaudie par Donald Trump et les extrêmes-droites européennes qui en avaient fait un modèle à suivre. […]
Tribune publiée dans Libération le 13 avril 2026. Le soulagement est immense mais tout reste à faire. Cette défaite de Viktor Orban a tout pour réjouir puisque la Hongrie peut aujourd’hui sortir d’une semi-dictature aussi admirée par Vladimir Poutine qu’applaudie par Donald Trump et les extrêmes-droites européennes qui en avaient fait un modèle à suivre. […]
Papier du lundi
avril 6, 2026
La fin du monde américain
Ce sont des pays où, hier encore, il n’aurait pas été concevable d’émettre une seule réserve sur les Etats-Unis. Totalement dépendants de la protection américaine face à la Corée du Nord et à la Chine, le Japon et la Corée du Sud avaient avec Washington une même relation d’absolue déférence que l’Allemagne ou la Pologne […]
Ce sont des pays où, hier encore, il n’aurait pas été concevable d’émettre une seule réserve sur les Etats-Unis. Totalement dépendants de la protection américaine face à la Corée du Nord et à la Chine, le Japon et la Corée du Sud avaient avec Washington une même relation d’absolue déférence que l’Allemagne ou la Pologne […]
Papier du lundi
mars 29, 2026
Trump n’a plus les cartes
En Iran, Donald Trump n’a plus que de mauvaises solutions.
En Iran, Donald Trump n’a plus que de mauvaises solutions.
Papier du lundi
mars 23, 2026
Tandis que vous détruisez, Monsieur, nous construisons
Nous non plus. Nous n’oublierons pas non plus, M. Trump, la manière dont vous nous avez traité de « lâches » et menacé de vous souvenir de notre refus d’entrer en guerre à vos côtés. Nous ne l’oublierons pas car la fureur et la grossièreté auxquelles vous vous êtes abandonné là disent trop bien ce que nous sommes à vos…
Nous non plus. Nous n’oublierons pas non plus, M. Trump, la manière dont vous nous avez traité de « lâches » et menacé de vous souvenir de notre refus d’entrer en guerre à vos côtés. Nous ne l’oublierons pas car la fureur et la grossièreté auxquelles vous vous êtes abandonné là disent trop bien ce que nous sommes à vos yeux. Nous ne sommes pas pour vous des alliés mais des supplétifs.
Papier du lundi
mars 17, 2026
En Iran, il ne faut pas plus de soldats mais plus d’intelligence politique
Avant que les cours du pétrole n’atteignent de nouveaux sommets et que les sondages ne lui prédisent la perte des deux Chambres aux élections de novembre, Donald Trump peut encore vouloir sauver les meubles. Il peut décréter sa victoire et replier ses troupes mais que se passerait-il ensuite au Proche-Orient ?
Avant que les cours du pétrole n’atteignent de nouveaux sommets et que les sondages ne lui prédisent la perte des deux Chambres aux élections de novembre, Donald Trump peut encore vouloir sauver les meubles. Il peut décréter sa victoire et replier ses troupes mais que se passerait-il ensuite au Proche-Orient ?
Papier du lundi
mars 2, 2026
La parenthèse du droit international s’est refermée dans le ciel iranien
Pourquoi regretter que ce soit sous les coups de l’Amérique, même celle de Trump, que le dictateur islamiste soit tombé ? Parce que le droit du plus fort est désormais aussi bien promu par la Maison Blanche que par le Kremlin.
Pourquoi regretter que ce soit sous les coups de l’Amérique, même celle de Trump, que le dictateur islamiste soit tombé ? Parce que le droit du plus fort est désormais aussi bien promu par la Maison Blanche que par le Kremlin.
Papier du lundi
février 24, 2026
Rien n’est plus dangereux qu’un Trump acculé
Les uns en concluront que la Cour suprême vient de démontrer la solidité de la démocratie américaine et de ses contre-pouvoirs. Il n’y avait aucune raison, diront-ils, de désespérer des Etats-Unis et il y en aurait encore moins d’enterrer l’Alliance atlantique puisqu’on voit bien là que Trump n’aura finalement été qu’un parenthèse qui se referme. […]
Les uns en concluront que la Cour suprême vient de démontrer la solidité de la démocratie américaine et de ses contre-pouvoirs. Il n’y avait aucune raison, diront-ils, de désespérer des Etats-Unis et il y en aurait encore moins d’enterrer l’Alliance atlantique puisqu’on voit bien là que Trump n’aura finalement été qu’un parenthèse qui se referme. […]
Papier du lundi
février 16, 2026
Les sourires après le bazooka
Cette fois, Donald Trump avait envoyé à Munich son secrétaire d’Etat Marco Rubio, un homme assez policé pour savoir dire que les Etats-Unis étaient l’enfant de l’Europe, qu’ils la souhaitaient forte et voulaient « revigorer » l’Alliance atlantique et non pas la briser mais pourquoi le président américain avait-il ainsi changé de pied ?
Cette fois, Donald Trump avait envoyé à Munich son secrétaire d’Etat Marco Rubio, un homme assez policé pour savoir dire que les Etats-Unis étaient l’enfant de l’Europe, qu’ils la souhaitaient forte et voulaient « revigorer » l’Alliance atlantique et non pas la briser mais pourquoi le président américain avait-il ainsi changé de pied ?